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L’allergie au chien affecte 14 % de la population générale, la France étant un pays qui adore les animaux de compagnie et particulièrement les chiens.

De nombreuses recherches conjuguées aux expériences des allergiques au chien permettent aujourd’hui d’en savoir plus et de pouvoir gérer cette allergie au mieux. Notre article vous en dit davantage.

Manifestation d'une allergie canine

Allergie au chien : signes

L’allergie au chien est souvent conjuguée avec celle d’autres animaux :

C’est une allergie assez mal répertoriée isolement et il existe peu d'études sur le sujet.

Elle présente des similitudes avec les allergies aux autres animaux à poils.

L’allergie se manifeste la plupart du temps par de l’asthme, de l’urticaire de contact, de la rhinite allergique et de la conjonctivite allergique.

La crise d’asthme est à redouter. Dans une famille, le lien social et affectif que représente la vie avec un chien peut être de grande importance ; c’est pourquoi on peut encourager celles-ci à garder leur chien si les symptômes sont légers et contrôlés et à la condition de mettre en place quelques mesures.

Allergie au chien : à quoi est-on allergique ?

Contrairement à une idée répandue, on n’est peu allergique aux poils (phanères) du chien et beaucoup à la salive et aux squames (pellicules de peau de l’animal).

Mais les poils servent de transmetteurs lorsque le chien se lèche puis perd ses poils dans les pièces à vivre de l’habitat ou se frotte contre les vêtements de ses maîtres.

Le chien contient une dizaine d’allergènes distincts : des groupes de protéines que l’on retrouve communément également chez le cheval, le bœuf et le chat.

L’allergologie moléculaire a identifié 4 protéines qui sont des lipocalines et une albumine. On les trouve avant tout dans la salive et un peu dans les squames.

Certaines races de chiens sont plus ou moins productrices de ces protéines. Les femelles sont moins productrices de protéines allergisantes que les mâles.

Conditions de vie d'un allergique au chien

Il faut d’abord s’assurer que l’état de santé de l’allergique au chien est stable et contrôlé, que les mesures de prévention peuvent être appliquées, et pendant toute la durée de vie du chien. L’allergologue ne doit repérer aucun risque majeur pour la santé.

Ensuite on peut :

  • Laver le chien régulièrement.
  • Le faire dormir dans un panier déhoussable pour laver la housse régulièrement.
  • Disposer le matelas du chien sur un sol lavable et idéalement ailleurs que dans les pièces à vivre.
  • Faire un ménage soigneux de l’habitat.
  • Aérer régulièrement.
  • Essuyer le pelage du chien avec un gant de toilette humide en rentrant de balade campagnarde.
  • Éviter les léchouilles.
  • Laver la gamelle du chien avec des gants.

Certaines races de chien sont réputées hypoallergéniques. Toute proportion gardée, il ne s’agit pas de chiens qui ne comporteraient pas de protéines allergisantes dans leur salive et leurs squames, mais simplement des chiens qui en ont moins ou qui perdent moins leur poils :

  • Le caniche et le caniche royal (pelage laineux).
  • Le bichon maltais (peu de squames).
  • Le bedlington terrier.
  • Le kerry blue terrier.
  • Le labrador (peu de lipocalines dans sa salive).
  • Le Snauzer (pelage laineux).
  • Le chien d’eau portugais.
  • Le bouvier des Flandres.
  • Le labradoodle (croisement d’un labrador et d’un caniche royal)

Allergie au chien : désensibilisation

La désensibilisation (immunothérapie) au chien en est à ses prémices.

Une biotech’ française a mis au point un procédé innovant de fabrication d’extrait de désensibilisation.

L’ADN des protéines de chien est inoculé dans des plants de tabac et les cellules de la plante vont ensuite produire un allergène de chien à partir de cet ADN.

En quelques jours, le nombre de cellules est suffisant pour extraire un jus vert pâle qui sera purifié. Ses inventeurs réfléchissent encore au moyen d’administrer le traitement (dermo patch, injection ou comprimés orodispersible).