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L’appellation betterave regroupe en réalité trois espèces végétales, les betteraves fourragères utilisées comme aliments pour le bétail, les betteraves potagères consommées en tant que légumes et les betteraves sucrières, utilisées pour l’extraction du saccharose (sucre blanc).

Les betteraves potagères sont riches en molécules soufrées naturelles (proches des sulfites) et peuvent provoquer une intolérance aux sulfites. Les betteraves sucrières renferment de fortes concentrations de sucres, à l’origine d'intolérances particulières. L'allergie aux betteraves est donc le plus souvent une intolérance aux composés présents dans les betteraves. 

Toutes les infos dans notre article.

Allergie à la betterave potagère

La betterave potagère consommée en légume est une source importante de molécules soufrées (proche des sulfites utilisés comme conservateurs notamment dans les vins, les charcuteries, les fruits secs). Les sulfites ne provoquent normalement pas de réaction allergique (c’est-à-dire impliquant le système immunitaire), mais peuvent être à l’origine d’intolérances.

Les intolérances aux sulfites sont fréquentes et surviennent généralement dans l’heure qui suit l’ingestion de l’aliment ou de la boisson contenant des sulfites. Les symptômes de cette intolérance sont proches des symptômes allergiques et varient selon les individus :

En cas d’intolérance aux sulfites, l’éviction des betteraves potagères est recommandée, de même que l’éviction de toute autre source de sulfites.   

Allergie à la betterave sucrière

La betterave sucrière est cultivée pour l’extraction du saccharose (sucre blanc raffiné). La betterave sucrière accumule au cours de sa croissance différents sucres (galactose, glucose, fructose, saccharose, etc.).

La betterave sucrière n’est généralement jamais consommée telle quelle, mais seulement utilisée pour l’extraction du sucre blanc (saccharose). Après extraction et raffinage, le sucre blanc ne contient que du saccharose. Après ingestion, le saccharose est dégradé dans l’organisme en glucose et en fructose, qui peuvent être à l'origine de phénomènes d'intolérances. 

Intolérance au glucose

Les allergies au glucose n’existent pas, le glucose étant le nutriment indispensable au bon fonctionnement de nos cellules. En revanche, des intolérances au glucose sont possibles. Des anomalies génétiques peuvent induire une malabsorption du glucose à l’origine d’une intolérance au glucose. Ces intolérances se manifestent par des symptômes digestifs liés à une fermentation du glucose dans l’intestin. Cette intolérance au glucose est très souvent associée à une intolérance au galactose (sucre libéré au cours de la dégradation du lactose du lait).

Cette intolérance apparaît dès la naissance avec des symptômes souvent sévères :

  • des vomissements et des diarrhées pouvant être à l’origine d’une déshydratation ;
  • des perturbations des analyses sanguines ;
  • des douleurs abdominales et gastriques ;
  • des ballonnements ;
  • une prise de poids insuffisante ;
  • des calculs rénaux

Intolérance au fructose

L’allergie au fructose n’existe pas en théorie, alors que l’intolérance au fructose peut survenir dans deux contextes :

  • Une malabsorption du fructose, cas le plus fréquent, apparaît soit dès la naissance soit le plus souvent à l’âge adulte. Elle correspond à une mauvaise capacité d’absorption du fructose au niveau intestinal par les enzymes spécifiques. Le fructose en excès est dégradé par des bactéries de la flore intestinale (fermentations). Ce phénomène peut être transitoire ou devenir chronique. Cette malabsorption peut être associée à des maladies intestinales chroniques (maladie de Crohn, maladie cœliaque).  
  • La fructosémie (maladie génétique rare) correspond à une anomalie génétique au niveau d’une enzyme impliquée dans le métabolisme du fructose. Les symptômes apparaissent dès la naissance.

L’intolérance au fructose se manifeste par des troubles digestifs plus ou moins sévères, associés à la consommation de fructose en plus ou moins grande quantité :

  • des ballonnements ;
  • des douleurs abdominales ;
  • des maux de tête ;
  • une fatigue ;
  • des troubles du transit intestinal (constipation, diarrhée, vomissements) ;
  • en cas de fructosémie : des signes d’hypoglycémie (tremblements, transpiration, pâleur, crises d’épilepsie), des troubles urinaires.