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Traitement utilisé comme anti-douleurs depuis très longtemps, la morphine est souvent diabolisée pour ses effets secondaires et son pouvoir addictif. Outre quelques effets secondaires à l'instar de tout traitement médicamenteux, on peut se découvrir allergique à la morphine.

Comment se manifeste cette allergie et comment la circonscrire ? Le point.

Utilisation de la morphine

La morphine fait partie de la famille des opiacés, et est obtenue à partir des fleurs de pavot. C'est un des médicaments analgésiques les plus utilisés et les mieux connus notamment dans le soulagement des douleurs au cours de :

  • douleurs osseuses chroniques ;
  • cancer ;
  • douleurs aiguës lors de certaines opérations chirurgicales.

Il existe plusieurs modes d’administration de la morphine :

  • par voie parentérale : injection intraveineuse, sous cutanée, par pompe, cathéter ou perfusion ;
  • par voie orale : comprimée, gélule à libération prolongée ou non, et solution buvable ;
  • par suppositoire ou patch à libération continue.

La morphine est également détournée de son usage médical lors d'une addiction (toxicomanie) bien que sa prescription soit largement sécurisée. Dans ce cas de figure et avec une délivrance non contrôlée, les effets indésirables et les risques vitaux sont décuplés.

Ainsi l'administration médicalisée de morphine se fait toujours par paliers de doses, en les augmentant petit à petit, afin d’éviter les risques de surdosage, d'accoutumance et de minimiser les effets secondaires.

Symptômes d'une allergie à la morphine

Les réelles et graves allergies aux dérivés morphiniques sont très rares en France et ne concernent que 1,9 % des chocs anaphylactiques en France. On constate même que les allergies aux curares, aux hypnotiques et aux antibiotiques sont bien plus fréquents.

L’administration de morphine peut induire les effets indésirables suivants :

  • une confusion ;
  • des cauchemars plus spécialement chez le sujet âgé ;
  • des phénomènes hallucinatoires anxiogènes ;
  • une dépression respiratoire pouvant conduire à l'apnée ;
  • une dysurie ou une rétention urinaire ;
  • un prurit, des rougeurs, un urticaire.

Dans ce cas, il est important de consulter rapidement votre médecin, afin qu’il change votre traitement.

Quelles alternatives à la morphine ?

En cas d'usage non encadré de façon médicale, la morphine possède un pouvoir addictif très fort. Les symptômes de dépendance physique apparaissent très rapidement :

  • Comme tout autre drogue dure (de type héroïne), l'arrêt brutal est caractérisé par de graves symptômes de manque : douleurs, vomissements et nausées, sueurs.
  • Ainsi lors d'un usage médical ou bien détourné (non recommandé), le sevrage devra se faire de façon contrôlé en introduisant le cas échéant d'autres antalgiques de substitution. On appelle cela la rotation des opioïdes.
  • On pourra alors choisir une prescription au sein des différentes familles d'opioïdes (codéine, l'oxycodone, l'hydrocodone, etc.) ou bien changer la voie d’administration de ces dérivés morphiniques.

Dans tous les cas, si vous constatez des effets secondaires importants, invalidants et qui durent, consultez de toute urgence votre médecin traitant.