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L’allergie aux crustacés touche 2 % des enfants et 3 % des adultes. Cette allergie est parfois décelée tardivement car les crustacés ne sont pas les premiers aliments que l’on propose lors de la diversification alimentaire, sauf peut être la crevette.

Les réactions allergiques aux crustacés peuvent être très sévères et ils sont à déclaration obligatoire en caractères gras sur tous les produits alimentaires préemballés ainsi qu’à proximité immédiate des produits alimentaires non préemballés, c’est-à-dire chez les restaurateurs, les traiteurs, sur les marchés, dans les véhicule-cuisine en vente à emporter (camion pizza, etc).

Toutes les infos dans notre article.

Symptômes de l’allergie aux crustacés

L’allergie aux crustacés est différente de l’intoxication alimentaire dû à l’altération de l’aliment (transport, manque de fraîcheur, rupture de la chaîne du froid etc.).

Les symptômes de l’allergie peuvent être :

  • œdème du visage ;
  • œdème de la gorge ;
  • choc anaphylactique ;
  • vomissements ;
  • diarrhées ;
  • maux de ventre ;
  • crise d’asthme ;
  • urticaire.

Repérer les crustacés dans l’alimentation

Les crustacés sont des produits de la mer réunissant beaucoup d’espèces animales qui n’ont pas de squelette mais une carapace externe, plus ou moins solide, qui va tenir leur corps.

C’est le cas dans la mer :

  • crabe, tourteau, étrille ;
  • crevette, gambas, langouste, langoustine, homard, araignée de mer, cigale de mer.

...et en eau douce (rivière)  avec les écrevisses.

Les crustacés font partie de la liste européenne ALBA (allergènes à déclaration obligatoire). Il sont ainsi signalés dans tous les pays européens ce qui est confortable pour les voyageurs allergiques.

Du fait de leur potentielle allergénicité aéroportée, il est utile de se signaler allergique au crustacés avant de prendre l’avion (plateau repas contenant des crevettes et réchauffés en cabine).

Allergies croisées avec les crustacés

Les personnes allergiques aux crustacés sont parfois sensible à d’autres aliments comme les mollusques (coquillages, poulpe, calamar, escargot…).

Ce sont des protéines communes, les tropomyosines qui sont à l’origine de cette réactivité croisée.

Les allergiques aux acariens ou aux blattes deviennent aussi parfois sensibles aux crustacés.

L’allergie respiratoire précède en général l’allergie alimentaire.

Allergie aux crustacés : quel traitement ?

L’allergie aux crustacés ne se soigne qu’en évitant les aliments en contenant, c’est pourquoi il faut bien apprendre chaque nom s’y rapportant. Les personnes allergiques portent sur elles une trousse d’urgence en cas de choc anaphylactique.

La trousse d’urgence contient deux stylo auto déclenchant d’adrénaline et un bronchodilatateur de salbutamol (ventoline® ou airomir®).

En cas d’ingestion accidentelle, il faut essayer de vomir pour évacuer un maximum d’allergènes, puis s’injecter l’adrénaline. Ensuite appeler les secours (15).

La personne ne doit pas rester seule et peut se mettre en position latérale de sécurité, ou se mettre en position semi allongée avec les jambes légèrement surélevée.

Une seconde injection peut être nécessaire.

En cas de crise d’asthme associé, il faut utiliser le bronchodilatateur jusqu’à 8 bouffées consécutives.

Après le choc, il faut rapidement consulter pour renouveler le contenu de la trousse d’urgence et faire un bilan allergologique.