Allergie aux piqûres de moustique

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Les moustiques sont des insectes au régime alimentaire variable selon la saison. Le plus souvent, ils consomment le nectar des fleurs, mais les femelles, durant la période de ponte, deviennent hématophages, c’est-à-dire qu’elles se nourrissent de sang prélevé sur un hôte.

Elles aspirent le sang et injectent en même temps leur salive, riche en histamine, qui leur sert d’anticoagulant. Pour 3 mg de sang absorbé par piqûre, il survient une papule de 3 à 12 cm (parfois plus encore pour les plus allergiques) qui démange au-delà de 24 heures. On observe une réactivation des démangeaisons sur les boutons anciens lors d’une piqûre nouvelle.

Il existe de rares cas de chocs anaphylactiques par piqûre de moustique, mais l’allergie à la salive de moustique est bien référencée et incommodante pour 3 % de la population générale.

Allergie aux piqûres de moustique : les différents types de moustiques

Il existe 65 familles de moustiques en France, mais trois d’entre elles seulement sont particulièrement invasives et posent un problème à l’Homme.

Aedes

Les Aedes sont des moustiques plutôt présents à la campagne. Le plus connu d’entre eux est le désormais célèbre Aedes albopictus ou moustique tigre. Il tient son nom des rayures de ses pattes. Il préfère piquer l’homme plutôt que tout autre mammifère.

L’Aedes caspius se trouve en Camargue. L’Aedes aegypti est très courant dans le reste de la France.

Les moustiques de la famille des Aedes piquent le jour, de préférence à l’aube et jusqu’au crépuscule. Ce sont des moustiques de terrain qui n’entrent pas dans la maison.

Anophèles

Les moustiques de la famille des anophèles sont actifs la nuit. Ils vivent dans la nature et entrent dans les maisons.

Culex

On trouve les moustiques de la famille des Culex plutôt en ville. Ce sont des noctambules, c’est-à-dire qu’ils sont actifs à partir de la tombée du jour et durant toute la nuit.

Symptômes de l’allergie aux piqûres de moustique

Les réactions allergiques se traduisent généralement par :

  • de grandes enflures locales ;
  • des rougeurs locales diffusant très largement autour de la piqûre ;
  • une urticaire généralisée ;
  • un œdème de Quincke ;
  • un choc anaphylactique.

D'autres réactions sont moins facilement définissables : des nausées, des étourdissements, des maux de tête, une léthargie.

Allergie aux piqûres de moustique : traitement et prévention

Traitement

Le traitement de la réaction immédiate dépend de sa gravité :

  • mettre de la glace sur la piqûre et prendre un médicament antihistaminique ;
  • si la zone de la piqûre reste très rouge et enflée, on peut utiliser des corticoïdes oraux pendant 2 à 5 jours ;
  • utiliser un stylo d’adrénaline en cas de choc anaphylactique.

Prévention

  • Le DEET (diéthyltoluamide) est très efficace et s'utilise jusqu'à des concentrations de 50 %, notamment en région tropicale très infestée par les moustiques, mais il est à éviter strictement chez l’enfant de moins de 10 ans et chez la femme enceinte. D'autres répulsifs sont utilisables chez l'enfant (dès 1 an) comme l'éthylhexanediol (mais pas non plus chez la femme enceinte).
  • Les insecticides à base de pyrèthre sont déconseillés chez les asthmatiques. Les moustiquaires comme les vêtements peuvent être imprégnés de perméthrine (enfants : à partir de 3 ans) à la condition de ne pas avoir de chat chez soi (cela peut tuer l’animal). La perméthrine dégage une odeur d’huile de lin et conserve son efficacité durant 10 lavages ; elle tue les moustiques et les insectes en général.
  • Il est possible de se désensibiliser aux piqûres de moustique en cas de réactions allergiques très importantes en injectant régulièrement à dose croissante un extrait de moustique Aedes aegypti fabriqué avec son corps tout entier. Cette solution existe depuis 1995, mais n’est hélas que peu pratiquée car peu connue.
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