Désensibilisation

Écrit par les experts Ooreka

 

On peut guérir d'une allergie au pollen, aux animaux, aux acariens ou aux venins d'hyménoptères grâce à la désensibilisation. Ce traitement est remboursé par l'Assurance maladie et prescrit, sous certaines conditions, par un allergologue.

Qu'est-ce que la désensibilisation ?

L'immunothérapie allergénique, ou la désensibilisation, vise à induire une tolérance de l'organisme vis-à-vis de l'allergène. Le traitement consiste ainsi à soumettre l'organisme à des doses croissantes d'allergène. Il est réalisé à intervalles réguliers et peut durer de 1 à 3 ans.

Quelles allergies sont concernées par la désensibilisation ?

L'immunothérapie spécifique est particulièrement utilisée pour soigner les allergies suivantes :

Il est important d'identifier précisément l'allergène responsable. L'allergologue va ainsi effectuer plusieurs tests :

  • une enquête verbale, pour connaître les habitudes de vie du patient ;
  • des prick-tests sur la peau ;
  • le dosage éventuel de certaines protéines de l'allergène suspecté.

Ce dernier examen nécessite une prise de sang. On parle d'allergologie moléculaire. En fonction du résultat, le médecin remplit un ensemble de documents, dont un qui comportera les extraits allergéniques ainsi que leur dosage : l'APSI (allergène préparé spécialement pour un individu). Le patient reçoit les extraits directement chez lu, ou chez son pharmacien. Ce traitement est remboursé à 65 % par la Sécurité sociale.

À noter : il existe une soixantaine d'APSI possibles.

Les différentes méthodes d'immunothérapie

On connait trois méthodes d'immunothérapie spécifique :

Immunothérapie en injections sous-cutanées 

Il s'agit de la méthode la plus connue. Elle consiste à injecter des doses de l'extrait allergénique au niveau sous-cutané. L'injection se fait le plus souvent en haut du bras avec une fine aiguille.

Les premières injections sont réalisées par le médecin allergologue ou par une infirmière en présence d'un médecin. Une fois l'injection faite, le patient doit rester sous surveillance pendant 20 à 30 min. Même s'il reste faible, il existe en effet un risque de réaction allergique pouvant aller de la simple urticaire au choc anaphylactique.

Immunothérapie par voie sublinguale

Cette méthode est de plus en plus utilisée et convient aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Le patient dépose lui-même, quelques gouttes d'extrait allergénique sous la langue à l'aide d'un flacon pompe, laisse agir quelques minutes, puis peut avaler l'extrait (qui n'a pas de goût particulier). 

Des réactions locales de type démangeaison ou picotements locaux peuvent apparaître en début de traitement. Il est rarissime que des événements graves type choc anaphylactique surviennent.

Important : les extraits allergéniques doivent être conservés au réfrigérateur.

Immunothérapie en comprimés

Il existe deux comprimés d'un cocktail de graminées disponibles sur le marché. Ils sont remboursés par la Sécurité sociale à hauteur de 15 %, le service rendu estimé par la Haute autorité de santé (HAS) n'étant pas significatif. Il s'agit d'un traitement de seconde intention, quand les antihistaminiques et les corticoïdes locaux n'apportent pas de soulagement au patient.

Existe-t-il des contre-indications à l'immunothérapie spécifique ?

L'immunothérapie spécifique n'est pas indiquée :

  • chez les personnes polysensibilisées, c'est-à-dire allergiques à plus de 3 allergènes ;
  • chez les patients atteints de certaines affections chroniques (cancer, maladie auto-immune...) ;
  • chez les personnes traitées par certains médicaments, comme les bêtabloquants.

Attention : ceux qui souhaitent suivre une immunothérapie spécifique s'engagent sur un long traitement qui doit être scrupuleusement suivi, si l'on vise la guérison des allergies. Pour cette raison, on propose de moins en moins souvent aux enfants en garde alternée ce type de traitement, car cela complexifie l'observance du traitement.

Besoin de mutuelle santé? Comparez les tarifs gratuitement

Comparer les mutuelles

Pour aller plus loin



Trouver un médicament

Plus de 25 000 fiches médicaments issues de la base de données de l'Assurance maladie.

Que recherchez-vous ? (médicament, principe actif, maladie...)

Ce critère permet de chercher votre médicament par :

  • son nom commercial (ex. : Doliprane, Efferalgan, Aspégic, etc.) ;
  • ou par sa substance active (ex. : paracétamol, aspirine, ibuprofène, etc.) ;
  • ou par la maladie, symptôme ou trouble que vous souhaitez traiter (ex. : migraine, état fébrile, douleur légère, etc.).

Tatie Jeanine n’aura plus le dernier mot

En vous inscrivant, profitez en exclu de nos services gratuits :

(Promis, on ne vous spammera pas)

OK
Surveillez votre boite mail, vous allez bientôt recevoir notre newsletter !