Test de provocation

Écrit par les experts Ooreka

Les tests de provocation consistent à reproduire les symptômes de l'allergie en mettant le patient au contact de l'allergène.

Les médecins ont recours au test de provocation si les résultats des tests cutanés sont peu probants ou impossibles à effectuer. Ils possèdent également l'avantage d'être significatifs dans le dépistage des allergies alimentaires ou médicamenteuses.

Comment se passe un test de provocation ?

Test de provocation

En fonction de la nature de l'allergène suspecté et en considérant la manière dont l'allergie s'est déclenchée chez son patient, le médecin choisit la façon dont il va mettre le patient en contact avec le possible allergène :

  • par voie orale ;
  • par voie labiale ;
  • par voie respiratoire ;
  • par voie conjonctivale.

Durant le test, le patient est placé sous étroite surveillance afin de détecter au plus tôt toute réaction indésirable. Généralement, le test dure plusieurs heures (le temps de réaction à un allergène peut-être variable) et le patient est placé sous perfusion afin de pouvoir intervenir rapidement en cas de problème.

Un seul allergène peut être testé par séance et chaque séance dure plusieurs heures ce qui rend les tests de provocation très longs et difficiles à mettre en place. Pour s'assurer de l'efficacité du test, un placebo sera également administré au patient.

Important : un test de provocation ne peut en aucun cas être effectué si le patient est sous antihistaminique ou bêtabloquant.

Les risques liés aux tests de provocation

Un test de provocation est obligatoirement effectué en milieu hospitalier et sous surveillance médicale avec du matériel adapté et des professionnels prêts à intervenir. En effet, le test peut parfois provoquer des réactions graves si elles ne sont pas traitées immédiatement par des personnes compétentes.

Le risque de choc anaphylactique notamment, contrait le patient à rester longuement en observation. Il faut donc compter plusieurs heures pour effectuer ce genre de test (3 h à 10 h) et seule l'autorisation du médecin vous permet de sortir.

À noter : en cas de réaction importante, le médecin garde généralement son patient sous surveillance toute la nuit.

Test de provocation : allergie alimentaire ou médicamenteuse

Les tests de provocation oraux sont généralement utilisés pour prouver une allergie médicamenteuse ou alimentaire.

Le test de provocation orale

On fait goûter une toute petite quantité de l'aliment suspecté allergène au patient et on observe la réaction dans la demi-heure qui suit. Si le résultat est négatif, on augmente progressivement la quantité proposée.

Cette méthode permet de différencier une sensibilité d'une véritable allergie. Elle permet également de déterminer la dose de l'allergène qui provoque la réaction allergique.

Le test de provocation labiale

C'est en général la première partie du test oral. Il a l'avantage d'être facilement réalisable et moins risqué.

Dans ce cas de figure, on applique sur la lèvre (sur la muqueuse) une goutte contenant l'aliment suspecté ou un placebo pendant quelques secondes et on regarde si une inflammation apparaît dans le quart d'heure.

Tests de provocation respiratoires

Ces tests sont pratiqués en particulier pour l'asthme allergique et les allergies causées par les médicaments.

Test de provocation nasale

La mise en contact avec l'allergène suspecté se fait de différentes façons :

  • application du produit allergène sur la muqueuse ;
  • pulvérisation nasale, etc.

Ce test permet principalement de mettre en évidence une rhinite allergique. S'arrêtant aux voies respiratoires supérieures, il est donc moins dangereux que le test de provocation bronchique.

Test de provocation bronchique

Ce test peut être réalisé de deux moyens différents :

  • par aérosolisation ;
  • par exposition réaliste en cabine.

Comme pour les tests de provocation orale, le patient est exposé à une dose de plus en plus élevée afin de déterminer le niveau supportable par l'organisme et donc le niveau de sensibilisation et de gravité de l'allergie.

Ce test est en particulier utilisé pour diagnostiquer l'asthme allergique. Il consiste à faire inhaler au patient de la métacholine puis à évaluer sa respiration.

Bon à savoir : le diagnostic de l'asthme d'effort est, quant à lui, effectué en demandant à la personne de réaliser un exercice physique.

Les autres tests de provocation

Il existe d'autres tests de provocation, mais moins fréquemment utilisés :

  • Un test de provocation intestinale est appliqué lorsque les symptômes allergiques se présentent au niveau de la digestion.
  • Le test de provocation conjonctival est un des tests de provocation les moins risqués, mais il demeure peu pratiqué car la peau est souvent considérée comme plus sensible.

Besoin de mutuelle santé? Comparez les tarifs gratuitement

Comparer les mutuelles

Pour aller plus loin



Trouver un médicament

Plus de 25 000 fiches médicaments issues de la base de données de l'Assurance maladie.

Que recherchez-vous ? (médicament, principe actif, maladie...)

Ce critère permet de chercher votre médicament par :

  • son nom commercial (ex. : Doliprane, Efferalgan, Aspégic, etc.) ;
  • ou par sa substance active (ex. : paracétamol, aspirine, ibuprofène, etc.) ;
  • ou par la maladie, symptôme ou trouble que vous souhaitez traiter (ex. : migraine, état fébrile, douleur légère, etc.).

Tatie Jeanine n’aura plus le dernier mot

En vous inscrivant, profitez en exclu de nos services gratuits :

(Promis, on ne vous spammera pas)

OK
Surveillez votre boite mail, vous allez bientôt recevoir notre newsletter !